
Le sociologue Robert Castel s’est éteint le 12 mars dernier à l’âge de 79 ans.
Directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), il laisse derrière lui une oeuvre marquante sur l’étude des mutations du travail et la précarité.
A ses débuts en sociologie, Robert Castel a collaboré avec Pierre Bourdieu. Ses premiers travaux, dans les années 70, portaient sur la critique sociologique de la prise en charge psychiatrique et psychanalytique de la folie.
Mais ce sont ses études historiques sur la construction de la société salariale puis son effritement qui constituent son principal apport à l’analyse des nouvelles inégalités sociales.
Le salariat, qui ne concernait au départ qu’une minorité d’individus, a au fil des luttes de la classe ouvrière pour l’extension de ses droits et l’accès à la protection sociale évolué d’une position méprisable à un statut constitutif d’une identité sociale avant d’être remis en cause dans les transformations sociales qui ont suivi la crise des années 70. La montée du chômage, des incertitudes et de la précarité marqueront les générations nées après les 30 glorieuses.
Le champ d’étude principal de Robert Castel, qui reste d’une actualité brûlante, était ce qu’il appelait la « désafiliation », terme qu’il utilisait pour désigner l’exclusion et le décrochage social liés à la remise en cause du plein emploi.
Quelques uns des ouvrages de Robert Castel que vous trouverez dans mes collections (cliquez sur les couvertures pour voir leur disponibilité) :
Crédits photos : Terra Nova – Amazon



















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