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4 mars 2009


Du 13 au 18 mars, le Salon du livre de Paris met la littérature mexicaine à l’honneur. À cette occasion, j’ai décidé de vous offrir un aperçu du travail de 32 écrivains mexicains contemporains, pour la plupart invités au salon : jusqu’au 20 mars, je présente au niveau Hall leurs œuvres marquantes, accompagnées d’études critiques. Tous ces récits, romans, pièces, recueils de poèmes sont bien entendu librement consultables et empruntables.
Consulter ma sélection de documents sur le sujet.

Né en 1928, Carlos Fuentes domine le paysage littéraire du Mexique depuis la mort d’Octavio Paz. Ses œuvres sont donc logiquement nombreuses dans mes collections, tant en version originale (Obras completas, Todas las familias felices, El mal del tiempo, etc.) qu’en traduction. Mais son importance ne doit pas nous empêcher de découvrir d’autres auteurs, plus jeunes ou traduits plus récemment.

Saviez-vous par exemple que Guillermo Arriaga, le talentueux scénariste de Babel, 21 grammes et Amours chiennes, était également auteur de plusieurs romans, dont le Bison dans la nuit, œuvre puissante et tourmentée.
La vie trépidante de Mexico sert de cadre à plusieurs romans. José Agustín dépeint le avec humour le parcours initiatique d’un adolescent dans cette capitale bouillonnante dans Mexico midi moins cinq, écrit en 1966.
Deux ans plus tard, la répression violente du mouvement étudiant le 2 octobre 1968 devait marquer à jamais toute une génération d’auteurs. Elena Poniatowska, auteur d’un court roman sur le peintre Diego de Rivera (Cher Diego, Quiela t’embrasse), se fit ainsi connaitre en 1971 pour sa dénonciation de ces événements (La noche de Tlatelolco; Pôle ROUGE – 972 PON), tandis qu’Octavio Paz démissionnait de son poste d’ambassadeur en Inde.


L’engagement à la gauche de l’échiquier politique est également partagé par le prolifique Paco Ignacio Taibo II, qui est loin d’être un simple auteur de polars et de romans historiques. Si je n’ai choisi d’exposer que ses œuvres de fiction, dont Le trésor fantôme, roman historique dont l’intrigue vous apprendra ou rappellera que la France est intervenue militairement au Mexique entre 1862 et 1867, je vous invite à aller chercher dans mes rayonnages (Pôle ROUGE – 972.9 TAI) la biographie qu’il a consacré à Che Guevara (Ernesto Guevara, connu aussi comme le « Che »), dont il a par ailleurs publié des extraits du journal de marche en Afrique (L’Année où nous n’étions nulle part ; Pôle ROUGE – 972.9 ANN).

Pour en savoir plus sur la présence mexicaine au salon du livre, je vous conseille de consulter le site du salon, ainsi qu’un site spécialement dédié à la littérature et à vie littéraire mexicaine.

Les biographies et bibliographies les plus complètes sur les auteurs mexicains se trouvent sur le site du Centre National du Livre, à compléter par celui d’un libraire du quartier latin.


Enfin, je vous invite à consulter (et emprunter, mais pour cela il faudra attendre un mois) le dernier numéro du Magazine Littéraire, qui consacre un dossier au salon.

Bonne lecture à tous !

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